De nouveaux aventuriers magiques

Talisman 4e édition

La dernière série de figurines peintes que je vous présente concerne le jeu de plateau Talisman, 4ème édition révisée, et plus exactement les extensions le Royaume Sylvestre, les Terres de Feu, le Prophète et Cataclysme.

Une première série de cinquante huit figurines avait été peintes en 2014, soit celles de la boîte de base et des extensions publiées avant 2014, et depuis, bien que j’ai acheté les extensions au fur et à mesure, je n’avais pas peint la seconde série. Ces dix-huit nouvelles figurines avaient reçu une sous-couche (blanche ou noire selon la prédominance) durant le printemps 2017 et sont restées trois ans dans un placard avant d’être traitées avec égard.

La particularité des figurines de Talisman est leur singularité : chacune correspond à un héros. Il n’y a donc pas de séries et il faut travailler chaque figurine individuellement.

Toutefois, je dois bien avouer que c’est la deuxième fois que je les peints. Car j’ai eu la commande d’un ami pour plus d’une trentaine de figurines un an plus tôt. Donc j’avais déjà une idée de comment les peindre (enfin si la mémoire n’était pas défaillante).

Je vous laisse admirer le travail.

Prochaine étape : Museum (oui, je sais, je l’avais déjà dit lors du précédent article 😉 ).

 

À l’assaut de l’Usine

Scythe

Après avoir peint les figurines de La Forêt des Frères Grimm et le pion « 1er Joueur » pour Les Couleurs de Paris, je me suis attelé pendant trois semaines à travailler sur les figurines du Scythe

La boîte de base comprend 5 personnages et 20 Mechas, l’extension Conquérants du Lointain ajoute 2 personnages et les 8 Mechas qui les accompagnent, l’extension Stratèges des Cieux fournit 7 Aéronefs pour chaque faction, et enfin le Réveil de Fenris offre 3 personnages, 8 Méchas et 2 Aéronefs.

Soit un total 55 figurines.

Je dois bien avouer ne pas avoir eu un grand plaisir à les peindre. Les Mechas et les Aéronefs étaient très bien sculptés et comportaient assez de détails. Mais tous les personnages étaient grossiers, surtout en comparaison à tout ce qui est produit aujourd’hui dans le jeu de société. Toutefois, je me suis rattrapé avec une technique que j’employais peu jusqu’à maintenant : le soclage herbeux.

Jour 1 : la sous-couche

Concernant le travail proprement dit, j’ai commencé par des sous-couches en blanc ou en noir en fonction de la dominance de couleur finale, sauf pour les personnages qui ont reçu du Chaos Black. Les machines n’ont pas été colorées selon les illustrations très sombres et très semblables qui parcourent le livret de règles, mais à partir de la couleur d’origine du plastique moulé, soit celui de la faction à laquelle ces figurines appartiennent.

Ensuite j’ai commencé par les machines, avec des aplats de couleur, de cuivre sombre, d’acier et de bronze foncé. Toutes ont été badigeonnées d’un jus d’Agrax Earthshade sur la coque et de Nuln Oil (noir) sur les détails métalliques. Plusieurs brossages à sec ont révélé les arêtes. Enfin, toutes les parties « vitrées » ont été recouvertes d’un vernis brillant.

Pour les personnages, chacun avait ses codes couleurs et son traitement pour coller à l’illustration de la plaquette « Plateau de Faction ». Comme dit plus tôt, la sculpture grossière des figurines ne m’ont pas permis de faire un excellent travail.

Pour finaliser l’aspect TableTop des pièces en plastique, j’ai décide de floquer les bases avec des simulacres d’herbe et débris. Concernant les personnages, la lisibilité de sa faction une fois posée sur le plateau de jeu a été sujet à débat. Devais-je peindre un liseré correspondant à sa couleur de faction ou au contraire laisser neutre, comme pour toutes les autres figurines ? Après un test et un sondage auprès de mes amis joueurs, j’ai tranché pour la teinte neutre.

Je vous laisse admirer le travail.

Prochaine étape : Museum.

Jour 2 : Aplats

Jour 3 : Aplats et métal

Jour 4 : Aplats et métal

 

Jour 5 : Métal

Jours 6 et 7 : Jus et brossages à sec des machines

Jour 8 : Soclage des machines

 

Jours 9 à 10 : Personnages de la boîte de base

Jours 11 : Personnages de la boîte de base

Jour 13 : Test d’un liseré sur le socle.

Jour 14 : Soclage des personnages.

République de Polonia : Anna et Wojtek

 

Empire de Saxonie : Gunter et Nacht

 

Khanat de Crimée : Zehra et Kar

 

Royaume Nordique : Bjorn et Mok

 

Union Rusviet : Olga et Changa

 

Clan Albion : Connor et Max

 

Shogunat de Togawa : Akiko et Jiro

 

Aéronefs des factions

 

Aéronefs sous les quatre vues

 

Faction de Tesla : Vesna et Voltan

 

Faction de Fenris : Raspoutine et Likho

 

Tesla

Qui a peur du Grand Méchant Loup ?

La Forêt des Frères Grimm

Après une longue année sans toucher les pinceaux, je commence la nouvelle année avec une commande. Il s’agit des figurines du jeu de plateau La Forêt des Frères Grimm, édité à l’origine par Druid City Games et francisé par Lucky Duck Games.

Le lot est constitué de 11 figurines plutôt grandes, supérieures au 24 mm habituel.

Sur une base de sous-couche blanche, le plus dur fut les cochons, la peau des cochons plus exactement. Autant la peau du géant est belle que celle des cochons est poudreuse, granuleuse. Un jour, je prendrai des cours pour peindre les peaux claires correctement.

Je vous laisse admirer le travail.

J1 – La mise sur pied avant la sous-couche.

J1 – La sous-couche en blanc.

 

J2 – Aplat de peau

J3 – L’Ogre sous le pont avec ses aplats et un jus.

 

J4 – Jus de sur les peaux du Géant et des Cochons; aplats et jus sur les Loups; brossages et détails de l’Ogre.

J5 – Brossage et détails des Loups; aplat pour le Dragon; effet « aqueux » pour l’Ogre; intégral pour le Pupitre et le Grand méchant Loup.

 

J6 – Aplats et brossage pour le Dragon et le Géant; première tentative de coloration et d’éclaircissement de la peau des Cochons

J7 – Reprise par des aplats des Cochons; Finitions sur le Dagon et le Géant.

J8 – Tous les cochons ont été mis en couleur; peinture de toutes les bases.

J9 – Flocage coloré et peinture des sentiers.

Le Pupitre « 1er Joueur »

L’Ogre sous le pont

Le Dragon

Le Géant

Les Loups

Le Grand Méchant Loup

Le Cochon de brique

La Cochonne de paille

La Cochonne en vadrouille

Le Cochon de bois

Les âmes perdues de Terra

Relic

Talisman, un jeu de plateau né dans les années 80′, basé sur l’univers de fantaisie héroïque de Warhammer, de Games Workshop, est l’un de mes jeux préférés. Après une 4e édition commercialisée par Fantasy Flight Games de très bonne facture, quoi de plus normal que de s’intéresser à Relic, basé cette fois sur l’univers futuriste et fantastique de Warhammer 40 000, utilisant la mécanique de Talisman et toujours édité par FFG.

La boite de base est sortie en 2013 et regorge d’un matériel magnifique, notamment une planche de gestion avec curseur de l’Expérience. Ont suivi les extensions Némésis, qui permet de prendre le contrôle de personnages maléfiques, et Les Halls de Terra, qui offre une extension au plateau de base.

Le lot complet propose donc 15 héros et 5 némésis. Comme souvent ces derniers temps, les figurines ont été sous-couchés des années plus tôt et ce fut seulement en octobre 2018 que j’ai pris enfin le temps de m’atteler à la tâche.

Les héros et les némésis

Les pions des joueurs sont représentés par des bustes en plastique. Les héros sont en gris et les némésis en rouge. Pour soutenir ces bustes et surtout pour définir la figurine de chaque joueur, il faut adjoindre une base colorée. Et rapidement ces bases en plastique me dérangent. Premièrement parce que forcément le sommet des bases et l’orifice des bustes, servant à recevoir ces bases, vont s’user à force de manipulation. Et puis avec des bustes bien sculptés, les bases font un peu triste mine à côté.

Dès lors la décision est prise de remplacer ces bases par d’autres plus travaillées, ou en tout cas plus belles à voir, et d’opter pour une fixation définitive. Je réussit à récupérer des pions d’un jeu d’échec en bois.

Les bustes, les bases d’origine et les pions en bois.

Commençons par les bustes en plastique. Après un ébarbage, chaque figurine reçoit une sous-couche de noir, selon sa dominance à venir. Plus le cycle habituelle d’aplats, de brossages à secs et de lignages suit son cours, en respectant au maximum la charte graphique de la fiche du personnage dédiée. Bien sûr le choix des couleurs se fait selon les pots Citadel en ma possession mais rien d’impossible à respecter.

Passons aux nouvelles bases. Chaque pion en bois a été amputés de la partie supérieure. Après un ponçage pour niveler le sommet, j’ai percé le pion et le buste, inséré une tige en bois et fixé l’ensemble avec de la Green Stuff liquide dans les creux et de colle forte sur les bords du buste.

Vous pouvez voir le résultat avec les images ci-dessous.

 

Les Héros :

Les Némésis :

Pour finir, voici l’écrin en carton plume et feuille de mousse pour ranger les différents bustes. Le tout est placé dans la boîte de l’extension Némésis.

 

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Au plaisir de vous revoir pour le prochain post.

A en perdre la boule

The Adventurers : Le Temple de Chac

Après un an et demi sans peindre et deux ans sans article sur le sujet, voici le travail effectué par mes petites mimines en octobre 2018. Il s’agit des figurines et des décors du jeu de société The Adventurers : Le Temple de Chac (donc mon cas, l’édition révisée).

Après des années en ma possession et deux ans d’attente avec juste une sous-couche, je me suis enfin décidé cet automne à reprendre les pinceaux, à sortir les figurines du placard et à terminer ce qui avait été commencé.

Scouts toujours prêts !

Le matériel est du plastique moulé un peu souple, comme les éditeurs de jeu en faisait il y a encore cinq ans. Ce matériau me rend frileux à l’ébarbage, n’ayant pas une main très légère pour cette préparation.

Les personnages ont été sous-couchés de blanc et les décor de noir.

La boule a subi des brossages à sec successifs, avec une réduction de l’intensité à chaque passage, avec les Dry Tyrant Skull, Terminatus Stone, puis Wrack White.

Les murs ont reçu un aplat d’ocre foncé, un jus d’Agrax Earthshade, une brossage général de Vomit Brown, puis du Wrack White sur les arêtes. De la couleur plus diluée qu’habituellement rehausse les bas-reliefs par aplats légers.

Le pont et ses planches détachables ont subi un aplat de Rhinox Hide, un jus de Nurn Oil, un rehaut de Calthan Brown et un brossage à sec de Zandri Dust sur les arêtes. Un peu de Karak Stone marque les cordages.

Sans entrer dans le détail, faute d’avoir noté les peintures choisies, toutes les figurines ont subi les traitements habituelles d’aplat pour le gros, et d’aplat, de brossage à sec ou de lignage pour les secondes couches, les rehauts et les arêtes. Toutes les peintures sont des Citadel Games Workshop.

Pour finir, tous les socles des figurines ont reçu une belle couche de Technical Agrellan Earth.

Petit bonus : le studio photo.

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Au plaisir de vous revoir au prochain post.

heroquestLe décor de l’aventure

Heroquest

Enfin ! Enfin j’ai terminé de peindre les figurines, toutes les figurines de Heroquest. Acheté en 1996, je n’ai fait que deux parties de ce jeu car je tenais à avoir du matériel peint sur le plateau. Les figurines de personnages et de monstres ont été terminées en 2010. Pour le mobilier, j’avais l’envie de le convertir, soit retirer les cartons fournis et utiliser divers matériaux légers pour donner plus de profondeur à ce matériel de jeu.

Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, le mobilier se compose d’armoires, d’étagères, de coffres, de tables et d’un fauteuil. La plupart de ces éléments sont composés d’une ou deux pièce en plastique dans lequel on glisse et coince un morceau de carton.

L’aspect originel du mobilier

Ayant eu cette idée rapidement, j’avais gardé qu’un seul exemplaire de chaque carton et jeté le reste. Bien mal m’en a pris car finalement la conversion fut fastidieuse et parfois fatigante. J’avais commencé réellement la conversion il y a deux ans, mais le travail de certains matériaux très durs me faisait mal après une heure de travail. Finalement, après un an et demi sans rien faire, j’ai pu m’y remettre ce mois-ci, grandement aidé par une perceuse Dremel qui m’a permis de faire des découpes rapidement.

De plus, j’avais récupéré divers éléments en résine comme des tonneaux et un bureau.

J’en suis finalement venu à bout et voici le résultat.

La collection complète du mobilier partiellement convertie et totalement peinte.

L’ébénisterie

Les exemplaires sous-couchés

Commençons par le mobilier qui devrait être en bois. Les râteliers étaient entièrement en plastique et sculptés, donc la conversion n’était pas nécessaire.

Les tables de torture ont eu droit à des pieds en bois durs. Les établis d’alchimiste ont bénéficié de pieds et d’une latte sur les longueur pour donner davantage de volume. Les tables à manger sont des lattes de balsa coincées entre les deux pièces en plastique. Même chose pour les coffres, mais la courbure a créé un écartement entre les lattes, que j’ai comblé partiellement.

Les armoires et les bibliothèques sont des coffrages en balsa. Les bibliothèques sont remplies avec des petites pièces de balsa plus ou moins dense, poncées sur un bord pour l’arrondir. Cette étape de création des « livres » fut celle qui mit un coup de frein jusqu’à ce mois d’août. La Dremel fut très pratique pour débiter et poncer des centaines de petites pièces.

Le fauteuil ne fut pas converti. Une conversion avec du balsa n’aurait pas été esthétiquement plaisant et je n’ai aucune expérience dans la sculpture. Donc plutôt que de gâcher cette pièce de jeu, j’ai gardé le carton et seuls les éléments en plastique ont été peints.

Une fois tous ces mobiliers prêts à peindre, j’ai appliqué une sous-couche de Mourfang Brown en bombe. Puis il a fallu marqué les creux et les nervures naturelles. Au début, j’avais commencé par appliquer un lavis en Nun Oil, mais le bois buvait le liquide sans vergogne et se marquait très peu. C’est alors que je me suis rappelé avoir encore en stock du Gesso noir. J’ai donc dilué cet apprêt pour toile de peintre et baigné chaque élément de décor dans ce jus noir.

Après un bain salissant.

Après une journée de séchage, le lot complet a été divisé en groupes et chaque groupe a été brossé par différentes teintes proche du marron. Puis des lignages plus clairs ont marqués les arrêtes.

Dans le premier groupe, les coffres ont reçus un aplat de Balthasar Gold et un brossage en Shining Gold. Les râteliers ont eu droit à un travail plus long et plus détaillé.

Le premier groupe

Les tables à manger

Le fauteuil.

Les coffres

Les râteliers

L’étape du brossage

Dans le second groupe, les établis d’alchimiste comportent une quantité de détails : des balances, des rats, des crânes, des bouteilles et des fioles. Chaque détail a donc été traité séparément, avec aplat, brossage et lignage. Les encriers ont été remplis d’Encre noire, datant de mon premier lot de peinture Citadel (1996) et des pots ont débordé de « Blood for the Blood God ».

Les quatre établis d’alchimiste de la collection

Brossage

Le troisième groupe est composé de tonneaux en résine. Un brossage en Bestial Brown, puis du Leadbelcher et du Stormhost Silver sur les cerclages.

Les voilà prêts à être percés.

Les quatrième et cinquième groupes étaient les bibliothèques. Une série devait sembler en mauvais état et vide, et a été brossée avec du Graveyard Earth. L’autre plus complète et en parfait état a été brossée de Snakebite Leather. Puis ce fut une valse de couleurs et de peintures métalliques pour colorer les livres.

Brossage

Brossage

Trois exemplaires usés par le temps.

Trois exemplaires bien tenus

Le brossage

Le dernier groupe concerne les armoires. Un brossage généreux et en tout sens a permis de révéler tous les détails. Ensuite, après un lignage plus clair sur les arêtes, j’ai utilisé de l’Encre noire pour marquer les lamelles des portes. Puis une application généreuse d’Abandon Black a créée du relief et de la brillance pour les charnières.

Trois exemplaires d’armoires.

Brossage

Le dernier groupe d’ébénisterie concerne les tables de torture. Un brossage très clair devait produire un effet usé par les lavages successifs. Les détails métalliques ont reçu du Leadbelcher et du Stormhost Silver. Les cordages ont été brossés de Zandri Dust. Quelques traces de Red Gore et de Blood for Blood God parsèment les tables.

La joie des bourreaux

La pierre

La préparation

Pour ce lot, j’ai gardé les cartons des cheminées et des portes ouvertes et fermées.

Les tombeaux et les autels ont été convertis avec une lamelle en plastique rigide. Puis je les ai recouvert de Green Stuff liquide en tapotant, afin d’éviter tout effet de trainée ou de lissage. Les socles des portes ont également été recouvert de Green Stuff liquide pour leur donner du relief. Les bases des cheminées sont restées dans leur aspect d’origine.

Tout le lot a été sous-couché de Corax White (qui s’est révélé plus couvrante que l’ancienne White Skull), puis badigeonné de Nun Oil.

Les tombeaux et les autels ont été brossés avec le dry Longbeard Grey.

La paix des morts

Les détails des autels ont reçu des aplats et des lignages, en gardant au maximum les creux sombres.

Les cris des sacrifiés

Les cheminées ont été brossées au Zandri Dust et Tyrant Skull pour les parties hors du foyer, et en Praxeti White devant le foyer. Après avoir vu les photos, je pense revenir dessus en appliquant un brossage jaune sur les parties très proches du foyer.

Au gré des flammes

Les portes ont été particulières à travailler. L’impression des cartons présentait deux teintes différentes sur chaque face. J’ai donc brossé un côté des socles au Longbeard Grey et l’autre côté au Terminated Stone.

Cette conversion fut intéressante à faire, mais très longue et fatigante à réaliser. Bon, c’est vrai que j’aurais pu être plus assidu et efficace. De plus, l’utilisation de vieilles méthodes comme l’usage de balsa ne rend pas du meilleur effet, car ce matériau buvait les liquides de manière importe malgré la sous-couche. Je pense que la prochaine fois, j’apprendrai la sculpture à base de Green Stuff.

Plus de vingt ans après avoir pris possession de ce jeu, je vais enfin pouvoir me faire plaisir. Certes, d’autres jeux sont sortis entre temps et sont bien plus étoffés (Dungeon Saga, Descent, Massive Darkness, etc). Mais souvent la simplicité a du bon.

Merci de m’avoir lu et rendez-vous pour une prochaine session de figurinisme.

rallyman_box3dDe la bonne Série B

Rallyman

Pour les connaisseurs de Rallyman, un jeu de plateau autour des rallyes automobiles, son créateur et éditeur JC Bouvier propose une nouvelle série de figurines en métal. Après une première série qui comprenait des WRC plus récentes (la Fiesta WRC, la Mini WRC, la DS3 WRC la Subaru Impreza WRC et la Polo WRC), cette nouvelle production propose des voitures mythiques des années 1984-86 : la Peugeot 205 turbo 16 Evo.2, la Renault Maxi 5 Turbo, la Lancia O37, l’Audi Quattro A2 et la Porsche 911 SC RS.

En 2014, j’avais eu l’occasion et le plaisir de peindre la première série (voir l’article « Une DS et les autres »). Trois ans plus tard, je reviens sur Rallyman pour cinq nouvelles figurines à l’échelle Z (1:220). Mais cette fois-ci, j’étais « armé » d’une loupe portative. Aie-je fait un meilleur ouvrage cette fois-ci ?

La Série B de mon enfance.

Tout de suite, malgré la précision recherchée, je n’ai vraiment pas la main légère et je n’ai pas su pratiquer un travail pointilleux. Certes les figurines sont très petites, mais pour chaque figurine, il m’a fallu plus d’une heure et demie de travail, une concentration extrême et une lenteur dans les mouvement très fatigante. Bref, je ne suis pas doué pour ce travail de minutie.

La base

Pour commencer les figurines en métal furent lavées puis sous-couchées en White Skull. Après avoir recherché les livrées de ces bolides, il est clair que la couleur dominante est le blanc. Je remet donc un aplat de blanc : le G01 de Prince August, l’occasion de tester cette peinture après des années de déception avec le White Skull / White Scar de Game Workshop, qui sèche trop vite, se révèle peu couvrant et pas du tout pratique. Au final, la G01 est plus efficace et a une bien meilleure tenue.

Quatre des livrées présentaient des lignes fines de différentes couleurs, que j’ai pu obtenir en peignant l’une par dessus l’autre.

Renault R5 Maxi Turbo

Peugeot 205 Turbo 16 evo.2, la star française

Lancia 037

Audi Quattro A2

Porsche 911 RC

La Série B en action.

La collection au complet.

Voilà pour cette nouvelle série de peinture. J’avoue ne pas être fier de cette production. Ce fut un exercice très frustrant et stressant à exécuter et je n’avais pas le souvenir que cela avait été le cas trois ans plus tôt. L’âge diront certains ?

Mais le plaisir restera entier lors des parties. À bientôt.

Les fondations d’un royaume

Fief, France 1429

C’est les vacances. Certains vont à la plage. D’autres marchent pendant des heures en montagne. Moi, je passe des heures à peindre et à avancer sur mon planning 2017.

Après le 7e Continent, je me suis attelé à colorer les bâtiments du jeu « Fief, France 1429 », des figurines disponibles dans une extension. Comme souvent, depuis quelques années, ces pièces étaient déjà sous-couchées depuis presque deux ans, quasiment peu de temps après que le jeu soit sorti et que j’en ai fait l’acquisition. Et c’est seulement maintenant que ces petits éléments vont avoir droit à leur moment de célébrité.

Pour commencer, toutes les figurines ont reçu soit une sous-couche de White Skull, soit de Chaos Black, toutes à la bombe.

Les empreintes des grands seigneurs.

Le lot se divise en cinq parties : les Châteaux (les tours), les Cités (les fortifications), les Châteaux Teutoniques (les tours avec un toit), les Commanderies (les petites bâtisses) et les Moulins (euh, vous ne savez ce qu’est un moulin ? 😀 ).

Les Châteaux, les Châteaux Teutoniques et les Cités :

Le Nord se fait brosser.

Ces trois éléments ont été regroupés en deux séries, l’une sous-couchées en noire et l’autre en blanc.

Commençons par la série noire. Les figurines ont subies trois brossages à sec successifs. Un premier très appuyé en Adeptus Battlegrey. Le second plus léger en Astronomicon Grey. Enfin, le dernier fut exécuté que du haut vers le bas avec un « dry » Longbeard Grey. J’ai particulièrement insisté d’une manière localisée sur le bas des fenêtres et des meurtrières.

Pour ajouter une touche de réalisme avec un peu de poussière et de mousse, j’ai brossé le bas des figurines au Zandri Dust, et à divers endroits avec parcimonie (et inspiration) au Goblin Green.

Les Châteaux Teutoniques possèdent un porche et des grandes fenêtres. Pour le porche, j’ai utilisé du Calthan Brown, passé un lavis sombre, puis tracé de fines lignes en Adeptus Battlegrey pour marquer les linteaux des portes. Pour les grandes fenêtres, je me suis dis que d’en faire des vitraux seraient plus sympathiques. Pour cela, j’ai utilisé des lavis en restant dans les sculptures.

Le temps fait son œuvre.

 

Les portes et les vitraux.

Les fiefs du sud.

Passons aux pièces sous-couchées en blanc. La méthode fut la même que pour les précédentes figurines mais avec des couleurs différentes. Trois brossages à sec : Zandri Dust, puis un dry Tyrant Skull, et pour terminer un dry Terminatus Stone effectué du bas vers le haut.

Afin de vieillir les éléments, j’ai tapoté légèrement le haut des murs avec du Stormvermir Fur et le bas avec un dry Wrack White, et un peu de mousse en Goblin Green. Les Châteaux Teutoniques ont eu aussi droit la colorisation de leurs porches et de leurs vitraux.

La pierre poreuse.

Que la lumière agisse sur la nature et le verre.

Les Châteaux Teutoniques et l’intérieur des fortifications sont agrémentés de toits. Afin de diversifier le visuel de mes figurines, au détriment de la lisibilité ludique, j’ai rassemblé les deux lots de figurines et divisé le lot clair. Deux types de toit sont donc peints : l’ardoise et la tuile.

Pour l’ardoise, un aplat d’Incubi Darkness a subi par la suite un brossage couvrant en Dawnstone, puis un plus léger en Moun Mountain Snow, principalement destiné au sommet et aux bords. Oui, sans m’en rendre compte, et sans altéré les figurines, j’ai utilisé un texturant plutôt qu’un dry ou autre chose.

Deux toits sinon rien.

Pour finir, les éléments clairs ont vu leurs meurtrières remplies d’Agrax Earthshade. Voici donc les photos finales des Châteaux, Châteaux Teutoniques et des Cités.

Les Châteaux (quand vous vous installez dans votre village).

 

Les Châteaux teutoniques (quand votre foi a été éprouvée).

 

Les Cités (quand vous avez acquis votre fief).

Les Commanderies :

La pierre et la brique.

Les Commanderies des Templiers subirent le même traitement que les Châteaux sous-couchés en blanc. À ceci près que j’ai fait un élément à part. J’ai voulu tenter l’expérience de la brique. Un brossage généreux en Bugman’s Glow a coloré la figurine. Puis plusieurs brossages légers ont suivi : Tallarn Flesh, Kindleflame et Eldar Flesh.

Les toits, les porches, les vitraux et les fenêtres ont reçu le même traitement que les Châteaux Teutoniques.

Les Moulins :

Au gré du vent.

Les bâtiments agricoles furent divisées en quatre groupes. Les trois premiers subirent le même traitement que les précédentes pièces soit des murs en pierre sombre, en pierre claire et en brique.

Un dernier lot fut peint comme s’ils étaient constitués d’un pierre plus rocailleuse et brune. Un aplat en Khemri Brown pour commencer, puis des brossages à sec de Zandri Dust et de Rakarth Flesh.

Pour égailler un peu toute cette monotonie, j’ai pris divers blancs et gris de ma réserve de pots et j’ai teinté quelques proéminences le long des murs.

Les portes d’entrée et d’accès à la réserve, en façade, furent peints en Calthan Brown, puis un lavis en Agrax Earthshade. Des ouvertures apparaissaient tout autour des bâtiments et ont été remplies d’Agrax Earthshade.

Brossés par le temps.

Un peu de diversité.

Les toits de bois.

Lorsque j’ai dû travailler les toits, je me suis longtemps posé la question de la diversité et j’ai hésité avec un toit de chaume. Finalement j’ai abandonné l’idée car, si la structure principale était en dur, pourquoi faire un toit si fragile. Toutefois, j’ai décidé de faire trois toits en linteaux de bois. Après un aplat de Calthan Brown, j’ai appliqué un jus d’Agrax Earthshade. Après séchage, un brossage à sec en Khemri Brown est venu éclaircir la surface, puis un second en Rakath Flesh a révélé les bords et la pointe. Pour les autres moulins, ce fut ardoise ou tuile.

Les ailes de la moisson.

Vint le tour des vergues (ou ailes), l’élément principal d’un moulin. J’ai commencé par un aplat en Zandri Dust, en m’assurant de bien couvrir toutes ces trous, et j’ai terminé avec un brossage à sec du haut vers le bas avec un dry Tyrant Skull.

Et voici le résultat final de ces quinze pièces :

Les moissons du fiel

Après un peu moins de trois jours et vingt cinq heures de travail, et surtout plus d’un an et demi dans un placard, j’ai enfin peint ces très belles figurines, qui avaient déjà une très fine sculpture, ce qui est de plus en plus le cas des figurines de jeux de société.

Merci de m’avoir lu et à bientôt.

Les maudits du 7e continent

The 7th Continent

Après plus d’un an et demi sans peindre le moindre bout de plastique, je profite des vacances pour rattraper mon retard. En début d’année (2017), je me suis fixé un planning à respecter (voir sur ma page Facebook). Il est clair que je n’y arriverai pas. D’autant plus que certains jeux nouvellement acquis viennent un peu modifier mon planning, comme ce 7 Continent financé et accessible uniquement par Kickstarter.

The 7th Continent est un jeu d’aventures très sympathique et très long. Sa mécanique de jeu est très proche d’un « livre dont vous êtes le héros », dont les choix se révèlent très importants, voire risqués pour finir la partie. Le temps de jeu dépend d’une pioche de cartes d’actions et de son usage en cours de partie. Mais cela, je vous en ferais profiter dès la rentrée par un fil quotidien sur ma page Facebook.

D’où l’envie et l’importance de peindre les quelques pièces fournies dans cette boîte, car rien ne vaut un peu de couleurs pour égayer des images ludiques.

Les feux de camp, les aventuriers et les Dévoreurs

Près pour la suite.

Le lot complet comprend 7 aventuriers , 4 feux de camp et 7 pièces présentant les Dévoreurs sous trois états différents.

Mon choix concernant la technique fut rapide à prendre car l’environnement graphique des cartes, qui sont 90% du matériel du jeu, offrent un visuel à la fois simple et tranché (comme vous le verrez plus tard sur les cartes des personnages). En conséquence, j’ai opté rapidement pour des aplats simples et non traités par des brossages à sec ou des lavis. De plus, la taille des figurines, principalement les aventuriers, et mon manque de pratique depuis un long moment m’invitaient à la retenue et à l’application.

Pour commencer, toutes les figurines ont été lavées à l’eau savonneuse, puis elles ont été sous-couchées en blanc (White Skull ou Corax White).

Les feux de camp :

« Un peu de chaleur, au fond de ton cœur… »

Pour les feux de camp, j’ai commencé par travailler les pierres au sol avec différents gris, rehaussées d’Astronomicon Grey. Quelques touches de Green Goblin simulent la mousse végétale. Le bois a reçu un aplat de Calthan Brown et un lignage de Snakebite Leather. Les flammes ont reçu une couche plus franche de blanc. Je rappelle qu’une sous-couche sert à préparer une figurine afin que la peinture puissent s’accrocher. Donc l’apport de peinture par la sous-couche doit rester fine et discrète. En conséquence, bien que la sous-couche ait été blanche, cette blancheur n’était pas assez forte. Des ajouts successifs de Sunburst Yellow, de Fire Dragon Bright et Blazing Orange ont colorés les flammes.

Les aventuriers :

En raison de la taille et de l’effet voulu, je n’ai fait que des aplats en respectant la charte graphique proposée par les cartes Personnages.

Howard P. Lovecraft

Mary Kingsley

Victor Frankenstein

Ferdinand Lachapellière

Keelan McCluskey

Dimitri Gorchkov

Eliot Pendleton

 

 

 

Un aplat pour révéler la chair.

Les Dévoreurs :

Ces figurines proviennent d’une extension introduisant des créatures plus féroces et plus dangereuses que celles déjà présentes sur ce 7e continent maudit. En plus des cartes de génération, sont fournies ces 7 figurines présentant les Dévoreurs à différents stades de leur évolution.

Je me suis inspiré principalement du visuel de la boite, qui les montrent comme des chenilles à écailles piquantes. J’ai donc commencé par la chair visible entre les anneaux, avec du Talarn Flesh. Puis un brossage à sec au Bleached Bone a révélé les anneaux. Mais la sculpture pas assez prononcée et ma peinture un peu vieillissante m’ont obligé à faire des aplats et des lignages de correction.

Épines et dents.

 

Les regards

Puis je me suis attelé aux « écailles » avec un aplat d’Adeptus Battlegrey et un brossage généreux (ou un lignage pour les plus petits) d’Astromicon Grey. Les dents ont reçu un aplat de Bleached Bone et un surlignage de blanc. La bouche ouverte du plus grand a été surligné de Blazing Orange. Pour finir, tous les yeux ont été peint de Chaos Black et pointés de blanc.

La famille au complet.

Tous les socles ont été peint en Rakarth Flesh. Dans le cas des sols éventrés, un premier aplat de Kemri Brown a servi pour marqué les creux.

Voilà, comme vous pouvez le voir, aucune technique particulière. Toutefois, l’investissement dans une casquette à loupes s’est révélé très utile pour cette série.

À bientôt pour une autre séance de peinture et je vous attend nombreux sur ma page Facebook pour suivre mes aventures sur le 7e Continent à partir du 4 septembre.

arcadiaquestUne battle de héros

Arcadia Quest, pour Arnaud

Depuis quelques années, le monde ludique voit poindre un nombre incroyable de jeux avec des figurines. Non, pas des pions tout bête en bois ou des jetons plus ou moins épais. De la vraie figurine bien proportionnée, très détaillée, bonne à peindre.

Ce qui est le cas d’Arcadia Quest, un jeu d’escarmouche entre équipes de héros. Un village sert généralement d’arène pleine de méchants à dégommer et une seule équipe sera victorieuse (et parfois même un héros dans le lot aura fait tout le travail).

Pour ce qui est des figurines, ce lot provient encore de l’usine à « kilo-plastique » Cool Mini or Not, éditeur de Super Dungeon Explore et du célèbre Zombicide. Viendront plus tard Rums and Bones, Xenoshift et Blood Rage. Cela finira-t-il un jour ? Tant qu’ils auront une certaine assise sur Kickstarter, qui sait.

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Ce lot appartient à Arnaud et j’ai eu le plaisir, mesuré, de peindre la boîte de base et son extension « Outre-tombe », soit un total de 61 figurines. Ce qui m’a frappé, ce sont les différentes tailles, très logiques si on le rapporte au personnage ou au monstre concerné. La plus petite, comme le Gobelin, est proche d’un 25 mm standard, tandis que Frank ou le Roi Sinistre font presque 10 cm de haut.

Et ce qui m’a « assommé », ce sont ces petites séries voire ces figurines uniques. Et oui, car la série la plus importante est composée de 6 monstres. Puis viennent des séries de quatre et de deux, puis rapidement les figurines uniques comme les big boss et les héros. Je vous avoue, j’ai cru ne pas en voir le bout. Surtout, honte à moi, j’avais promis une livraison début décembre… qui ne se réalisa qu’après le Nouvel An.

D’autant plus que je ne suis pas satisfait de mon travail, bien que mon ami-client a été ravi. Pendant ce travail de peinture, je me suis aperçu de mon manque de technique. Ce que je fais habituellement nécessite les mêmes techniques : aplats, brossages, lavis, lignages. Mais cette fois-ci, les surfaces et les correspondances illustration/peinture réclamaient un travail sur la peinture elle-même plus léger que je ne maîtrise pas. Notamment pour traiter les peaux des héros. Donc, personnellement, autant les Squelettos, les Fantômes et les Hommes-bêtes me plaisent, autant la moitié des héros ne me plaisent pas.

Enfin, pour rassurer certains d’entre vous, les figurines ont toutes eu des socles de couleurs sur demande du propriétaire, afin de différencier plus facilement les différents types.

Je vous laisse donc profiter de la galerie et rendez-vous pour une prochaine session de peinture. Avant un an, je vous le promet… enfin vous savez ce qu’on dit des promesses. ^^