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De nouveaux aventuriers magiques

Talisman 4e édition

La dernière série de figurines peintes que je vous présente concerne le jeu de plateau Talisman, 4ème édition révisée, et plus exactement les extensions le Royaume Sylvestre, les Terres de Feu, le Prophète et Cataclysme.

Une première série de cinquante huit figurines avait été peintes en 2014, soit celles de la boîte de base et des extensions publiées avant 2014, et depuis, bien que j’ai acheté les extensions au fur et à mesure, je n’avais pas peint la seconde série. Ces dix-huit nouvelles figurines avaient reçu une sous-couche (blanche ou noire selon la prédominance) durant le printemps 2017 et sont restées trois ans dans un placard avant d’être traitées avec égard.

La particularité des figurines de Talisman est leur singularité : chacune correspond à un héros. Il n’y a donc pas de séries et il faut travailler chaque figurine individuellement.

Toutefois, je dois bien avouer que c’est la deuxième fois que je les peints. Car j’ai eu la commande d’un ami pour plus d’une trentaine de figurines un an plus tôt. Donc j’avais déjà une idée de comment les peindre (enfin si la mémoire n’était pas défaillante).

Je vous laisse admirer le travail.

Prochaine étape : Museum (oui, je sais, je l’avais déjà dit lors du précédent article 😉 ).

 

À l’assaut de l’Usine

Scythe

Après avoir peint les figurines de La Forêt des Frères Grimm et le pion « 1er Joueur » pour Les Couleurs de Paris, je me suis attelé pendant trois semaines à travailler sur les figurines du Scythe

La boîte de base comprend 5 personnages et 20 Mechas, l’extension Conquérants du Lointain ajoute 2 personnages et les 8 Mechas qui les accompagnent, l’extension Stratèges des Cieux fournit 7 Aéronefs pour chaque faction, et enfin le Réveil de Fenris offre 3 personnages, 8 Méchas et 2 Aéronefs.

Soit un total 55 figurines.

Je dois bien avouer ne pas avoir eu un grand plaisir à les peindre. Les Mechas et les Aéronefs étaient très bien sculptés et comportaient assez de détails. Mais tous les personnages étaient grossiers, surtout en comparaison à tout ce qui est produit aujourd’hui dans le jeu de société. Toutefois, je me suis rattrapé avec une technique que j’employais peu jusqu’à maintenant : le soclage herbeux.

Jour 1 : la sous-couche

Concernant le travail proprement dit, j’ai commencé par des sous-couches en blanc ou en noir en fonction de la dominance de couleur finale, sauf pour les personnages qui ont reçu du Chaos Black. Les machines n’ont pas été colorées selon les illustrations très sombres et très semblables qui parcourent le livret de règles, mais à partir de la couleur d’origine du plastique moulé, soit celui de la faction à laquelle ces figurines appartiennent.

Ensuite j’ai commencé par les machines, avec des aplats de couleur, de cuivre sombre, d’acier et de bronze foncé. Toutes ont été badigeonnées d’un jus d’Agrax Earthshade sur la coque et de Nuln Oil (noir) sur les détails métalliques. Plusieurs brossages à sec ont révélé les arêtes. Enfin, toutes les parties « vitrées » ont été recouvertes d’un vernis brillant.

Pour les personnages, chacun avait ses codes couleurs et son traitement pour coller à l’illustration de la plaquette « Plateau de Faction ». Comme dit plus tôt, la sculpture grossière des figurines ne m’ont pas permis de faire un excellent travail.

Pour finaliser l’aspect TableTop des pièces en plastique, j’ai décide de floquer les bases avec des simulacres d’herbe et débris. Concernant les personnages, la lisibilité de sa faction une fois posée sur le plateau de jeu a été sujet à débat. Devais-je peindre un liseré correspondant à sa couleur de faction ou au contraire laisser neutre, comme pour toutes les autres figurines ? Après un test et un sondage auprès de mes amis joueurs, j’ai tranché pour la teinte neutre.

Je vous laisse admirer le travail.

Prochaine étape : Museum.

Jour 2 : Aplats

Jour 3 : Aplats et métal

Jour 4 : Aplats et métal

 

Jour 5 : Métal

Jours 6 et 7 : Jus et brossages à sec des machines

Jour 8 : Soclage des machines

 

Jours 9 à 10 : Personnages de la boîte de base

Jours 11 : Personnages de la boîte de base

Jour 13 : Test d’un liseré sur le socle.

Jour 14 : Soclage des personnages.

République de Polonia : Anna et Wojtek

 

Empire de Saxonie : Gunter et Nacht

 

Khanat de Crimée : Zehra et Kar

 

Royaume Nordique : Bjorn et Mok

 

Union Rusviet : Olga et Changa

 

Clan Albion : Connor et Max

 

Shogunat de Togawa : Akiko et Jiro

 

Aéronefs des factions

 

Aéronefs sous les quatre vues

 

Faction de Tesla : Vesna et Voltan

 

Faction de Fenris : Raspoutine et Likho

 

Tesla

heroquestLe décor de l’aventure

Heroquest

Enfin ! Enfin j’ai terminé de peindre les figurines, toutes les figurines de Heroquest. Acheté en 1996, je n’ai fait que deux parties de ce jeu car je tenais à avoir du matériel peint sur le plateau. Les figurines de personnages et de monstres ont été terminées en 2010. Pour le mobilier, j’avais l’envie de le convertir, soit retirer les cartons fournis et utiliser divers matériaux légers pour donner plus de profondeur à ce matériel de jeu.

Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, le mobilier se compose d’armoires, d’étagères, de coffres, de tables et d’un fauteuil. La plupart de ces éléments sont composés d’une ou deux pièce en plastique dans lequel on glisse et coince un morceau de carton.

L’aspect originel du mobilier

Ayant eu cette idée rapidement, j’avais gardé qu’un seul exemplaire de chaque carton et jeté le reste. Bien mal m’en a pris car finalement la conversion fut fastidieuse et parfois fatigante. J’avais commencé réellement la conversion il y a deux ans, mais le travail de certains matériaux très durs me faisait mal après une heure de travail. Finalement, après un an et demi sans rien faire, j’ai pu m’y remettre ce mois-ci, grandement aidé par une perceuse Dremel qui m’a permis de faire des découpes rapidement.

De plus, j’avais récupéré divers éléments en résine comme des tonneaux et un bureau.

J’en suis finalement venu à bout et voici le résultat.

La collection complète du mobilier partiellement convertie et totalement peinte.

L’ébénisterie

Les exemplaires sous-couchés

Commençons par le mobilier qui devrait être en bois. Les râteliers étaient entièrement en plastique et sculptés, donc la conversion n’était pas nécessaire.

Les tables de torture ont eu droit à des pieds en bois durs. Les établis d’alchimiste ont bénéficié de pieds et d’une latte sur les longueur pour donner davantage de volume. Les tables à manger sont des lattes de balsa coincées entre les deux pièces en plastique. Même chose pour les coffres, mais la courbure a créé un écartement entre les lattes, que j’ai comblé partiellement.

Les armoires et les bibliothèques sont des coffrages en balsa. Les bibliothèques sont remplies avec des petites pièces de balsa plus ou moins dense, poncées sur un bord pour l’arrondir. Cette étape de création des « livres » fut celle qui mit un coup de frein jusqu’à ce mois d’août. La Dremel fut très pratique pour débiter et poncer des centaines de petites pièces.

Le fauteuil ne fut pas converti. Une conversion avec du balsa n’aurait pas été esthétiquement plaisant et je n’ai aucune expérience dans la sculpture. Donc plutôt que de gâcher cette pièce de jeu, j’ai gardé le carton et seuls les éléments en plastique ont été peints.

Une fois tous ces mobiliers prêts à peindre, j’ai appliqué une sous-couche de Mourfang Brown en bombe. Puis il a fallu marqué les creux et les nervures naturelles. Au début, j’avais commencé par appliquer un lavis en Nun Oil, mais le bois buvait le liquide sans vergogne et se marquait très peu. C’est alors que je me suis rappelé avoir encore en stock du Gesso noir. J’ai donc dilué cet apprêt pour toile de peintre et baigné chaque élément de décor dans ce jus noir.

Après un bain salissant.

Après une journée de séchage, le lot complet a été divisé en groupes et chaque groupe a été brossé par différentes teintes proche du marron. Puis des lignages plus clairs ont marqués les arrêtes.

Dans le premier groupe, les coffres ont reçus un aplat de Balthasar Gold et un brossage en Shining Gold. Les râteliers ont eu droit à un travail plus long et plus détaillé.

Le premier groupe

Les tables à manger

Le fauteuil.

Les coffres

Les râteliers

L’étape du brossage

Dans le second groupe, les établis d’alchimiste comportent une quantité de détails : des balances, des rats, des crânes, des bouteilles et des fioles. Chaque détail a donc été traité séparément, avec aplat, brossage et lignage. Les encriers ont été remplis d’Encre noire, datant de mon premier lot de peinture Citadel (1996) et des pots ont débordé de « Blood for the Blood God ».

Les quatre établis d’alchimiste de la collection

Brossage

Le troisième groupe est composé de tonneaux en résine. Un brossage en Bestial Brown, puis du Leadbelcher et du Stormhost Silver sur les cerclages.

Les voilà prêts à être percés.

Les quatrième et cinquième groupes étaient les bibliothèques. Une série devait sembler en mauvais état et vide, et a été brossée avec du Graveyard Earth. L’autre plus complète et en parfait état a été brossée de Snakebite Leather. Puis ce fut une valse de couleurs et de peintures métalliques pour colorer les livres.

Brossage

Brossage

Trois exemplaires usés par le temps.

Trois exemplaires bien tenus

Le brossage

Le dernier groupe concerne les armoires. Un brossage généreux et en tout sens a permis de révéler tous les détails. Ensuite, après un lignage plus clair sur les arêtes, j’ai utilisé de l’Encre noire pour marquer les lamelles des portes. Puis une application généreuse d’Abandon Black a créée du relief et de la brillance pour les charnières.

Trois exemplaires d’armoires.

Brossage

Le dernier groupe d’ébénisterie concerne les tables de torture. Un brossage très clair devait produire un effet usé par les lavages successifs. Les détails métalliques ont reçu du Leadbelcher et du Stormhost Silver. Les cordages ont été brossés de Zandri Dust. Quelques traces de Red Gore et de Blood for Blood God parsèment les tables.

La joie des bourreaux

La pierre

La préparation

Pour ce lot, j’ai gardé les cartons des cheminées et des portes ouvertes et fermées.

Les tombeaux et les autels ont été convertis avec une lamelle en plastique rigide. Puis je les ai recouvert de Green Stuff liquide en tapotant, afin d’éviter tout effet de trainée ou de lissage. Les socles des portes ont également été recouvert de Green Stuff liquide pour leur donner du relief. Les bases des cheminées sont restées dans leur aspect d’origine.

Tout le lot a été sous-couché de Corax White (qui s’est révélé plus couvrante que l’ancienne White Skull), puis badigeonné de Nun Oil.

Les tombeaux et les autels ont été brossés avec le dry Longbeard Grey.

La paix des morts

Les détails des autels ont reçu des aplats et des lignages, en gardant au maximum les creux sombres.

Les cris des sacrifiés

Les cheminées ont été brossées au Zandri Dust et Tyrant Skull pour les parties hors du foyer, et en Praxeti White devant le foyer. Après avoir vu les photos, je pense revenir dessus en appliquant un brossage jaune sur les parties très proches du foyer.

Au gré des flammes

Les portes ont été particulières à travailler. L’impression des cartons présentait deux teintes différentes sur chaque face. J’ai donc brossé un côté des socles au Longbeard Grey et l’autre côté au Terminated Stone.

Cette conversion fut intéressante à faire, mais très longue et fatigante à réaliser. Bon, c’est vrai que j’aurais pu être plus assidu et efficace. De plus, l’utilisation de vieilles méthodes comme l’usage de balsa ne rend pas du meilleur effet, car ce matériau buvait les liquides de manière importe malgré la sous-couche. Je pense que la prochaine fois, j’apprendrai la sculpture à base de Green Stuff.

Plus de vingt ans après avoir pris possession de ce jeu, je vais enfin pouvoir me faire plaisir. Certes, d’autres jeux sont sortis entre temps et sont bien plus étoffés (Dungeon Saga, Descent, Massive Darkness, etc). Mais souvent la simplicité a du bon.

Merci de m’avoir lu et rendez-vous pour une prochaine session de figurinisme.

rallyman_box3dDe la bonne Série B

Rallyman

Pour les connaisseurs de Rallyman, un jeu de plateau autour des rallyes automobiles, son créateur et éditeur JC Bouvier propose une nouvelle série de figurines en métal. Après une première série qui comprenait des WRC plus récentes (la Fiesta WRC, la Mini WRC, la DS3 WRC la Subaru Impreza WRC et la Polo WRC), cette nouvelle production propose des voitures mythiques des années 1984-86 : la Peugeot 205 turbo 16 Evo.2, la Renault Maxi 5 Turbo, la Lancia O37, l’Audi Quattro A2 et la Porsche 911 SC RS.

En 2014, j’avais eu l’occasion et le plaisir de peindre la première série (voir l’article « Une DS et les autres »). Trois ans plus tard, je reviens sur Rallyman pour cinq nouvelles figurines à l’échelle Z (1:220). Mais cette fois-ci, j’étais « armé » d’une loupe portative. Aie-je fait un meilleur ouvrage cette fois-ci ?

La Série B de mon enfance.

Tout de suite, malgré la précision recherchée, je n’ai vraiment pas la main légère et je n’ai pas su pratiquer un travail pointilleux. Certes les figurines sont très petites, mais pour chaque figurine, il m’a fallu plus d’une heure et demie de travail, une concentration extrême et une lenteur dans les mouvement très fatigante. Bref, je ne suis pas doué pour ce travail de minutie.

La base

Pour commencer les figurines en métal furent lavées puis sous-couchées en White Skull. Après avoir recherché les livrées de ces bolides, il est clair que la couleur dominante est le blanc. Je remet donc un aplat de blanc : le G01 de Prince August, l’occasion de tester cette peinture après des années de déception avec le White Skull / White Scar de Game Workshop, qui sèche trop vite, se révèle peu couvrant et pas du tout pratique. Au final, la G01 est plus efficace et a une bien meilleure tenue.

Quatre des livrées présentaient des lignes fines de différentes couleurs, que j’ai pu obtenir en peignant l’une par dessus l’autre.

Renault R5 Maxi Turbo

Peugeot 205 Turbo 16 evo.2, la star française

Lancia 037

Audi Quattro A2

Porsche 911 RC

La Série B en action.

La collection au complet.

Voilà pour cette nouvelle série de peinture. J’avoue ne pas être fier de cette production. Ce fut un exercice très frustrant et stressant à exécuter et je n’avais pas le souvenir que cela avait été le cas trois ans plus tôt. L’âge diront certains ?

Mais le plaisir restera entier lors des parties. À bientôt.

Les fondations d’un royaume

Fief, France 1429

C’est les vacances. Certains vont à la plage. D’autres marchent pendant des heures en montagne. Moi, je passe des heures à peindre et à avancer sur mon planning 2017.

Après le 7e Continent, je me suis attelé à colorer les bâtiments du jeu « Fief, France 1429 », des figurines disponibles dans une extension. Comme souvent, depuis quelques années, ces pièces étaient déjà sous-couchées depuis presque deux ans, quasiment peu de temps après que le jeu soit sorti et que j’en ai fait l’acquisition. Et c’est seulement maintenant que ces petits éléments vont avoir droit à leur moment de célébrité.

Pour commencer, toutes les figurines ont reçu soit une sous-couche de White Skull, soit de Chaos Black, toutes à la bombe.

Les empreintes des grands seigneurs.

Le lot se divise en cinq parties : les Châteaux (les tours), les Cités (les fortifications), les Châteaux Teutoniques (les tours avec un toit), les Commanderies (les petites bâtisses) et les Moulins (euh, vous ne savez ce qu’est un moulin ? 😀 ).

Les Châteaux, les Châteaux Teutoniques et les Cités :

Le Nord se fait brosser.

Ces trois éléments ont été regroupés en deux séries, l’une sous-couchées en noire et l’autre en blanc.

Commençons par la série noire. Les figurines ont subies trois brossages à sec successifs. Un premier très appuyé en Adeptus Battlegrey. Le second plus léger en Astronomicon Grey. Enfin, le dernier fut exécuté que du haut vers le bas avec un « dry » Longbeard Grey. J’ai particulièrement insisté d’une manière localisée sur le bas des fenêtres et des meurtrières.

Pour ajouter une touche de réalisme avec un peu de poussière et de mousse, j’ai brossé le bas des figurines au Zandri Dust, et à divers endroits avec parcimonie (et inspiration) au Goblin Green.

Les Châteaux Teutoniques possèdent un porche et des grandes fenêtres. Pour le porche, j’ai utilisé du Calthan Brown, passé un lavis sombre, puis tracé de fines lignes en Adeptus Battlegrey pour marquer les linteaux des portes. Pour les grandes fenêtres, je me suis dis que d’en faire des vitraux seraient plus sympathiques. Pour cela, j’ai utilisé des lavis en restant dans les sculptures.

Le temps fait son œuvre.

 

Les portes et les vitraux.

Les fiefs du sud.

Passons aux pièces sous-couchées en blanc. La méthode fut la même que pour les précédentes figurines mais avec des couleurs différentes. Trois brossages à sec : Zandri Dust, puis un dry Tyrant Skull, et pour terminer un dry Terminatus Stone effectué du bas vers le haut.

Afin de vieillir les éléments, j’ai tapoté légèrement le haut des murs avec du Stormvermir Fur et le bas avec un dry Wrack White, et un peu de mousse en Goblin Green. Les Châteaux Teutoniques ont eu aussi droit la colorisation de leurs porches et de leurs vitraux.

La pierre poreuse.

Que la lumière agisse sur la nature et le verre.

Les Châteaux Teutoniques et l’intérieur des fortifications sont agrémentés de toits. Afin de diversifier le visuel de mes figurines, au détriment de la lisibilité ludique, j’ai rassemblé les deux lots de figurines et divisé le lot clair. Deux types de toit sont donc peints : l’ardoise et la tuile.

Pour l’ardoise, un aplat d’Incubi Darkness a subi par la suite un brossage couvrant en Dawnstone, puis un plus léger en Moun Mountain Snow, principalement destiné au sommet et aux bords. Oui, sans m’en rendre compte, et sans altéré les figurines, j’ai utilisé un texturant plutôt qu’un dry ou autre chose.

Deux toits sinon rien.

Pour finir, les éléments clairs ont vu leurs meurtrières remplies d’Agrax Earthshade. Voici donc les photos finales des Châteaux, Châteaux Teutoniques et des Cités.

Les Châteaux (quand vous vous installez dans votre village).

 

Les Châteaux teutoniques (quand votre foi a été éprouvée).

 

Les Cités (quand vous avez acquis votre fief).

Les Commanderies :

La pierre et la brique.

Les Commanderies des Templiers subirent le même traitement que les Châteaux sous-couchés en blanc. À ceci près que j’ai fait un élément à part. J’ai voulu tenter l’expérience de la brique. Un brossage généreux en Bugman’s Glow a coloré la figurine. Puis plusieurs brossages légers ont suivi : Tallarn Flesh, Kindleflame et Eldar Flesh.

Les toits, les porches, les vitraux et les fenêtres ont reçu le même traitement que les Châteaux Teutoniques.

Les Moulins :

Au gré du vent.

Les bâtiments agricoles furent divisées en quatre groupes. Les trois premiers subirent le même traitement que les précédentes pièces soit des murs en pierre sombre, en pierre claire et en brique.

Un dernier lot fut peint comme s’ils étaient constitués d’un pierre plus rocailleuse et brune. Un aplat en Khemri Brown pour commencer, puis des brossages à sec de Zandri Dust et de Rakarth Flesh.

Pour égailler un peu toute cette monotonie, j’ai pris divers blancs et gris de ma réserve de pots et j’ai teinté quelques proéminences le long des murs.

Les portes d’entrée et d’accès à la réserve, en façade, furent peints en Calthan Brown, puis un lavis en Agrax Earthshade. Des ouvertures apparaissaient tout autour des bâtiments et ont été remplies d’Agrax Earthshade.

Brossés par le temps.

Un peu de diversité.

Les toits de bois.

Lorsque j’ai dû travailler les toits, je me suis longtemps posé la question de la diversité et j’ai hésité avec un toit de chaume. Finalement j’ai abandonné l’idée car, si la structure principale était en dur, pourquoi faire un toit si fragile. Toutefois, j’ai décidé de faire trois toits en linteaux de bois. Après un aplat de Calthan Brown, j’ai appliqué un jus d’Agrax Earthshade. Après séchage, un brossage à sec en Khemri Brown est venu éclaircir la surface, puis un second en Rakath Flesh a révélé les bords et la pointe. Pour les autres moulins, ce fut ardoise ou tuile.

Les ailes de la moisson.

Vint le tour des vergues (ou ailes), l’élément principal d’un moulin. J’ai commencé par un aplat en Zandri Dust, en m’assurant de bien couvrir toutes ces trous, et j’ai terminé avec un brossage à sec du haut vers le bas avec un dry Tyrant Skull.

Et voici le résultat final de ces quinze pièces :

Les moissons du fiel

Après un peu moins de trois jours et vingt cinq heures de travail, et surtout plus d’un an et demi dans un placard, j’ai enfin peint ces très belles figurines, qui avaient déjà une très fine sculpture, ce qui est de plus en plus le cas des figurines de jeux de société.

Merci de m’avoir lu et à bientôt.

Les maudits du 7e continent

The 7th Continent

Après plus d’un an et demi sans peindre le moindre bout de plastique, je profite des vacances pour rattraper mon retard. En début d’année (2017), je me suis fixé un planning à respecter (voir sur ma page Facebook). Il est clair que je n’y arriverai pas. D’autant plus que certains jeux nouvellement acquis viennent un peu modifier mon planning, comme ce 7 Continent financé et accessible uniquement par Kickstarter.

The 7th Continent est un jeu d’aventures très sympathique et très long. Sa mécanique de jeu est très proche d’un « livre dont vous êtes le héros », dont les choix se révèlent très importants, voire risqués pour finir la partie. Le temps de jeu dépend d’une pioche de cartes d’actions et de son usage en cours de partie. Mais cela, je vous en ferais profiter dès la rentrée par un fil quotidien sur ma page Facebook.

D’où l’envie et l’importance de peindre les quelques pièces fournies dans cette boîte, car rien ne vaut un peu de couleurs pour égayer des images ludiques.

Les feux de camp, les aventuriers et les Dévoreurs

Près pour la suite.

Le lot complet comprend 7 aventuriers , 4 feux de camp et 7 pièces présentant les Dévoreurs sous trois états différents.

Mon choix concernant la technique fut rapide à prendre car l’environnement graphique des cartes, qui sont 90% du matériel du jeu, offrent un visuel à la fois simple et tranché (comme vous le verrez plus tard sur les cartes des personnages). En conséquence, j’ai opté rapidement pour des aplats simples et non traités par des brossages à sec ou des lavis. De plus, la taille des figurines, principalement les aventuriers, et mon manque de pratique depuis un long moment m’invitaient à la retenue et à l’application.

Pour commencer, toutes les figurines ont été lavées à l’eau savonneuse, puis elles ont été sous-couchées en blanc (White Skull ou Corax White).

Les feux de camp :

« Un peu de chaleur, au fond de ton cœur… »

Pour les feux de camp, j’ai commencé par travailler les pierres au sol avec différents gris, rehaussées d’Astronomicon Grey. Quelques touches de Green Goblin simulent la mousse végétale. Le bois a reçu un aplat de Calthan Brown et un lignage de Snakebite Leather. Les flammes ont reçu une couche plus franche de blanc. Je rappelle qu’une sous-couche sert à préparer une figurine afin que la peinture puissent s’accrocher. Donc l’apport de peinture par la sous-couche doit rester fine et discrète. En conséquence, bien que la sous-couche ait été blanche, cette blancheur n’était pas assez forte. Des ajouts successifs de Sunburst Yellow, de Fire Dragon Bright et Blazing Orange ont colorés les flammes.

Les aventuriers :

En raison de la taille et de l’effet voulu, je n’ai fait que des aplats en respectant la charte graphique proposée par les cartes Personnages.

Howard P. Lovecraft

Mary Kingsley

Victor Frankenstein

Ferdinand Lachapellière

Keelan McCluskey

Dimitri Gorchkov

Eliot Pendleton

 

 

 

Un aplat pour révéler la chair.

Les Dévoreurs :

Ces figurines proviennent d’une extension introduisant des créatures plus féroces et plus dangereuses que celles déjà présentes sur ce 7e continent maudit. En plus des cartes de génération, sont fournies ces 7 figurines présentant les Dévoreurs à différents stades de leur évolution.

Je me suis inspiré principalement du visuel de la boite, qui les montrent comme des chenilles à écailles piquantes. J’ai donc commencé par la chair visible entre les anneaux, avec du Talarn Flesh. Puis un brossage à sec au Bleached Bone a révélé les anneaux. Mais la sculpture pas assez prononcée et ma peinture un peu vieillissante m’ont obligé à faire des aplats et des lignages de correction.

Épines et dents.

 

Les regards

Puis je me suis attelé aux « écailles » avec un aplat d’Adeptus Battlegrey et un brossage généreux (ou un lignage pour les plus petits) d’Astromicon Grey. Les dents ont reçu un aplat de Bleached Bone et un surlignage de blanc. La bouche ouverte du plus grand a été surligné de Blazing Orange. Pour finir, tous les yeux ont été peint de Chaos Black et pointés de blanc.

La famille au complet.

Tous les socles ont été peint en Rakarth Flesh. Dans le cas des sols éventrés, un premier aplat de Kemri Brown a servi pour marqué les creux.

Voilà, comme vous pouvez le voir, aucune technique particulière. Toutefois, l’investissement dans une casquette à loupes s’est révélé très utile pour cette série.

À bientôt pour une autre séance de peinture et je vous attend nombreux sur ma page Facebook pour suivre mes aventures sur le 7e Continent à partir du 4 septembre.

demeuresepouvanteLe bleu de l’effroi ou le rouge du combat

Demeures de l’épouvante

 

Non, je n’aime pas les jeux de société avec des figurines. C’est juste que j’ai encore plein de pots de peinture et de pinceaux et que je ne peux pas laisser tout ce matériel décrépir inutilement. Bon après forcément, dès qu’un pot est vide, je suis bien obligé d’en racheter un neuf pour pouvoir finir la figurine en cours. Et oui, j’avoue, je me retrouve à nouveau avec du matériel périssable.

Non, je ne suis pas de mauvaise foi. C’est juste que je suis nul en excuse, justification et autre plaidoirie.

Les « Demeures de l’épouvante » est un jeu de plateau inspiré des nouvelles et autres romans de H.P. Lovecraft, participant à décrire une Terre des années 1930 sous la menace du grand mage Chtulhu, créature maléfique provenant d’un monde parallèle, accompagné d’autres démons autres horreurs cauchemardesques. Après Horreur à Arkham et le Signe des Anciens, et avant les Contrées de l’Horreur, ce jeu est venu prendre place dans la niche des jeux d’exploration et d’aventure comme Descent et consorts. Donc quelques tuiles de décors, des jetons, des fiches descriptives et des cartes. Mais aussi des figurines, bien sûr.

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Nos détectives bien entourés

Ce que vous avez sous les yeux est fourni dans la boîte de base, la grosse extension, l’Appel de la Forêt (avec Siegfried, là-bas, là-bas, dans la forêt forêt ^^), et la plus petite, Expériences Interdites. Mais aussi, plus les grands fans d’Horreur à Arkham, on peut les trouver à l’unité pour remplacer les jetons et les pions du jeu Horreur à Arkham. Eh oui, en fait FFG (et donc Edge pour la version française) a tout simplement repris les figurines déjà existantes sur le marché, pour alimenter ce jeu d’aventure. Personnellement je trouve ça super, bien sûr à la condition que d’autres extensions sortent encore, que je puisse avoir tout le lot.

Contrairement à l’achat à l’unité des figurines, celles des Demeures de l’épouvante sont brutes, non peintes et à fixer sur leurs socles noires. Seuls les héros sont fixés à leur socles, bien que l’on puisse, avec intelligence, les détacher. Pour les schémas de couleur, j’aurais pu faire à l’identique que les sets proposés par FFG et Edge. Cependant j’ai préféré faire quelque chose de plus naturel, de plus travaillé, mais surtout le plus proche possible des illustrations visibles sur les cartes et les jetons.

Je n’ai malheureusement pas noté toutes les étapes et les couleurs appliquées sur chaque figurine. mais je vais essayer au moins de me souvenir des cas particuliers.

Pour commencer, le plastique utilisé est très particulier, surtout sur les monstres. C’est une sorte caoutchouc dur gris. L’ébarbage fut donc très difficile, car entre élasticité impossible à gratter et souplesse face à l’entaille, la matière n’était pas facile à travailler. Toutes les figurines ont été sous-couchées en noir avec du Chaos Black. D’une manière générale, les techniques employées sont des aplats, puis du brossage à sec ou du lignage. Très peu ont subi un lavis en Agrax Earthshade.

Le Sombre Rejeton : j’était parti pour faire une figurine marron, puis éclaircie par des  brossage à sec. Finalement, j’ai eu l’idée de tenter l’absurde. D’abord un aplat en rose chaire, puis un lavis d’Agrax Earthshade, et enfin un brossage à sec intensif en gris terreux.

L’Horreur de Dunwitch : celle-là porte bien son nom. Je voulais obtenir l’effet des tentacules orange qu’on voit sur la boîte d’Horreur à Arkham. Sauf que la rugosité si particulière de ses tentacules élastiques n’a pas permis d’obtenir un résultat convaincant, malgré plusieurs brossages à sec.

Les Shoggoth : les yeux, après un aplat en Waagh Flesh et un sur-lignage en Orkhide Shade, ont reçu ce fameux produit qui simule l’eau. Deux couches et voici les pupilles des Shoggoth très brillantes.

Les Maigres Bêtes de la Nuit : l’effet brillant de leur peau est tout simplement du à ma vieille peinture Chaos Black en pot, qui date de 1996.

A suivre la galerie des horreurs de Chtulhu et ses ennemis détectives, et en bas de page, vous avez la possibilité de poster vos commentaires.

talismanAventuriers, à vos pinceaux !

Talisman

Habituellement quand je décide de peindre les figurines d’un de mes jeux de société, il s’agit la plupart du temps d’une petite série de 10 ou 20 figurines.

Sinon quand je peins les figurines d’un jeu de bataille à figurines, il s’agit d’un lot plus conséquent entre 30 et 50 figurines.

Dans le premier cas, il s’agit souvent de héros qu’il faudra traiter individuellement et quelques méchants en peloton identique.

Pour le second cas, il s’agit principalement de bataillons de fantassins, de cavaliers ou robots tous identiques et c’est la production en série.

Talisman est un cas à part. Tout comme l’a été la session de peinture pour les figurines de Runebound, toutes les figurines de Talisman sont des héros. Chacun a une fiche personnalisée avec un schéma de couleurs bien particulier. Mais alors que pour Runebound j’avais une trentaine de héros, ici c’est les héros de la boîte de base et de toutes les extensions sorties à ce jour. Soit 58 morceaux de plastique qu’il va falloir choyer et embellir.

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Une photo de famille

Comme toujours dans ces cas-là; le premier travail, et le plus important, est de choisir les couleurs à appliquer. Je suis très peu sorti du schéma imposé et je pense avoir obtenu des résultats très ressemblants.

La plupart ont reçu une sous-couche Skull White (blanc), sauf celles qui avaient une dominance sombre et qui ont été sous-couchées en Chaos Black (noir).

Pour presque toutes, j’ai employé les techniques habituelles : aplat, lavis ou second aplat, brossage à sec ou sur-lignage. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de noter les différentes couleurs appliquées sur chaque figurine, mais quelques unes ont subi un traitement si particulier que je m’en souviens et que je vais pouvoir vous décrire.

La Monte en l’air : j’ai fait le voile noir sur son visage en appliquant délicatement un lavis Nun Oil, qui sert habituellement à noircir les creux.

Le Nécromancien : pour obtenir le bleu si particulier de sa tunique, j’ai réutilisé une technique employé avec mes figurines Firestorm Armada. J’ai appliqué une peinture argentée, puis un lavis Asurmen Blue.

Le Farfadet : un petit challenge celui-là. Pour obtenir cet effet multi-couleurs et pastel, j’ai appliqué délicatement, mais parfois avec à plusieurs reprises, des lavis colorés de Citadel directement sur la sous-couche blanche.

Le Chevalier : son bouclier a reçu en premier un aplat Chainmail, puis un lavis en Thraka Green, et un second en Agrax Earthshade

Le Chef Ogre : pour sa peau, plutôt qu’un aplat, j’ai appliqué directement un premier lavis jaune, puis un second lavis en Agrax Earthshade. J’ai terminé par un brossage à sec pour atténuer cette effet jaunâtre.

Les Crapauds : pour donner un aspect visqueux à leur dos et autres parties pustulantes, j’ai appliqué un produit Citadel (qui n’est malheureusement plus commercialisé) qui simule l’effet de l’eau.

A noter que j’ai fait une Faucheuse très proche de l’illustration, soit une statue en pierre, contrairement à beaucoup qui font une Faucheuse noir comme la mort.

Comme vous pourrez le remarquer, je n’ai pas fait les yeux. Personnellement je trouve que souvent, trop souvent, j’enlaidit la figurine plutôt qu’autre chose. Quand la figurine est trop petite, comme ici, j’évite de les faire.

A suivre la galerie complète de cette session peinture. Je vous invite donc à les regarder et aussi à poster des commentaires en fin de page. Rendez-vous pour une prochaine session.

Runebound

Héros des villes, héros des champs

Spécial Runebound & Dungeonquest

 

Après un petit lot de figurines pour Mice & Mystics, je continue avec celles d’un autre jeu d’aventure. Mais contrairement à la précédente session, point de méchants, que des héros. En conséquence, chaque figurine a été traité individuellement.

Le lot complet comprend les 12 figurines de la boîte de base, les 8 de l’extension « L’ile de la terreur », les 4 provenant d’un kit promotionnelle, et les 6 de Dungeonquest. Ces trente figurines de petites tailles ont chacune une carte de personnage avec une illustration très convaincante et colorée. Donc à moi de respecter à plus près le schéma de couleurs imposé par l’illustration.

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Une bien belle communauté

Pour commencer, point de débarbage, sauf si le cas était grossier. En raison de la fragilité du plastique employé et surtout de ma main lourde, j’ai préféré sauter cette étape. Ensuite une sous-couche blanche en Skull White.

Puis des techniques maintes fois éprouvées d’aplats, de lavis, de brossage à sec et ou de sur-lignage. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de noter les différentes couleurs appliquées sur chaque figurine, mais quelques unes ont subi un traitement si particulier que je m’en souviens et que je vais pouvoir vous décrire.

Andira « Main Runique » et Une-Main : pour les armures et les autres protections métalliques, un aplat de peinture argentée puis un lavis coloré.

Varikas le Mort : pour la cape et la tunique, un aplat en Mephiston Red puis un lavis en Nun Oil.

Jaes le mage de bataille : pour respecter l’épée lumineuse, j’ai eu l’idée d’appliquer du Mithril Silver, puis de faire un brossage à sec en blanc. Malheureusement, ça fait épée en « métal blanc »…

Enchanteresse des Rune, Mok le spirite et Landrec le sage : j’ai voulu tenté l’expérience de l’effet lumineux, c’est-à-dire essayer de créer un halo par rapport à une source de lumière liée à leur personnage. Pour la première, il s’agit de la lanterne, et pour les trois autres de bâton magique. Le but était de reproduire l’effet créé sur l’illustration. Franchement je ne suis pas satisfait du résultat. Seul Landrec est convainquant. Je ne pense pas reproduire cette technique à l’avenir.

Comme vous pourrez le remarquer, je n’ai pas fait les yeux de toutes les figurines. Personnellement je trouve que souvent, trop souvent, j’enlaidit la figurine plutôt qu’autre chose. Quand la figurine est trop petite, comme ici, j’évite de les faire.

A suivre la galerie complète de cette session peinture. Je vous invite donc à les regarder et aussi à poster des commentaires en fin de page. A très bientôt pour le prochain article sur la peinture.