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Les âmes perdues de Terra

Les âmes perdues de Terra

Relic

Talisman, un jeu de plateau né dans les années 80′, basé sur l’univers de fantaisie héroïque de Warhammer, de Games Workshop, est l’un de mes jeux préférés. Après une 4e édition commercialisée par Fantasy Flight Games de très bonne facture, quoi de plus normal que de s’intéresser à Relic, basé cette fois sur l’univers futuriste et fantastique de Warhammer 40 000, utilisant la mécanique de Talisman et toujours édité par FFG.

La boite de base est sortie en 2013 et regorge d’un matériel magnifique, notamment une planche de gestion avec curseur de l’Expérience. Ont suivi les extensions Némésis, qui permet de prendre le contrôle de personnages maléfiques, et Les Halls de Terra, qui offre une extension au plateau de base.

Le lot complet propose donc 15 héros et 5 némésis. Comme souvent ces derniers temps, les figurines ont été sous-couchés des années plus tôt et ce fut seulement en octobre 2018 que j’ai pris enfin le temps de m’atteler à la tâche.

Les héros et les némésis

Les pions des joueurs sont représentés par des bustes en plastique. Les héros sont en gris et les némésis en rouge. Pour soutenir ces bustes et surtout pour définir la figurine de chaque joueur, il faut adjoindre une base colorée. Et rapidement ces bases en plastique me dérangent. Premièrement parce que forcément le sommet des bases et l’orifice des bustes, servant à recevoir ces bases, vont s’user à force de manipulation. Et puis avec des bustes bien sculptés, les bases font un peu triste mine à côté.

Dès lors la décision est prise de remplacer ces bases par d’autres plus travaillées, ou en tout cas plus belles à voir, et d’opter pour une fixation définitive. Je réussit à récupérer des pions d’un jeu d’échec en bois.

Les bustes, les bases d’origine et les pions en bois.

Commençons par les bustes en plastique. Après un ébarbage, chaque figurine reçoit une sous-couche de noir, selon sa dominance à venir. Plus le cycle habituelle d’aplats, de brossages à secs et de lignages suit son cours, en respectant au maximum la charte graphique de la fiche du personnage dédiée. Bien sûr le choix des couleurs se fait selon les pots Citadel en ma possession mais rien d’impossible à respecter.

Passons aux nouvelles bases. Chaque pion en bois a été amputés de la partie supérieure. Après un ponçage pour niveler le sommet, j’ai percé le pion et le buste, inséré une tige en bois et fixé l’ensemble avec de la Green Stuff liquide dans les creux et de colle forte sur les bords du buste.

Vous pouvez voir le résultat avec les images ci-dessous.

 

Les Héros :

Les Némésis :

Pour finir, voici l’écrin en carton plume et feuille de mousse pour ranger les différents bustes. Le tout est placé dans la boîte de l’extension Némésis.

 

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Au plaisir de vous revoir pour le prochain post.

A en perdre la boule

A en perdre la boule

The Adventurers : Le Temple de Chac

Après un an et demi sans peindre et deux ans sans article sur le sujet, voici le travail effectué par mes petites mimines en octobre 2018. Il s’agit des figurines et des décors du jeu de société The Adventurers : Le Temple de Chac (donc mon cas, l’édition révisée).

Après des années en ma possession et deux ans d’attente avec juste une sous-couche, je me suis enfin décidé cet automne à reprendre les pinceaux, à sortir les figurines du placard et à terminer ce qui avait été commencé.

Scouts toujours prêts !

Le matériel est du plastique moulé un peu souple, comme les éditeurs de jeu en faisait il y a encore cinq ans. Ce matériau me rend frileux à l’ébarbage, n’ayant pas une main très légère pour cette préparation.

Les personnages ont été sous-couchés de blanc et les décor de noir.

La boule a subi des brossages à sec successifs, avec une réduction de l’intensité à chaque passage, avec les Dry Tyrant Skull, Terminatus Stone, puis Wrack White.

Les murs ont reçu un aplat d’ocre foncé, un jus d’Agrax Earthshade, une brossage général de Vomit Brown, puis du Wrack White sur les arêtes. De la couleur plus diluée qu’habituellement rehausse les bas-reliefs par aplats légers.

Le pont et ses planches détachables ont subi un aplat de Rhinox Hide, un jus de Nurn Oil, un rehaut de Calthan Brown et un brossage à sec de Zandri Dust sur les arêtes. Un peu de Karak Stone marque les cordages.

Sans entrer dans le détail, faute d’avoir noté les peintures choisies, toutes les figurines ont subi les traitements habituelles d’aplat pour le gros, et d’aplat, de brossage à sec ou de lignage pour les secondes couches, les rehauts et les arêtes. Toutes les peintures sont des Citadel Games Workshop.

Pour finir, tous les socles des figurines ont reçu une belle couche de Technical Agrellan Earth.

Petit bonus : le studio photo.

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Au plaisir de vous revoir au prochain post.

Les maudits du 7e continent

Les maudits du 7e continent

The 7th Continent

Après plus d’un an et demi sans peindre le moindre bout de plastique, je profite des vacances pour rattraper mon retard. En début d’année (2017), je me suis fixé un planning à respecter (voir sur ma page Facebook). Il est clair que je n’y arriverai pas. D’autant plus que certains jeux nouvellement acquis viennent un peu modifier mon planning, comme ce 7 Continent financé et accessible uniquement par Kickstarter.

The 7th Continent est un jeu d’aventures très sympathique et très long. Sa mécanique de jeu est très proche d’un « livre dont vous êtes le héros », dont les choix se révèlent très importants, voire risqués pour finir la partie. Le temps de jeu dépend d’une pioche de cartes d’actions et de son usage en cours de partie. Mais cela, je vous en ferais profiter dès la rentrée par un fil quotidien sur ma page Facebook.

D’où l’envie et l’importance de peindre les quelques pièces fournies dans cette boîte, car rien ne vaut un peu de couleurs pour égayer des images ludiques.

Les feux de camp, les aventuriers et les Dévoreurs

Près pour la suite.

Le lot complet comprend 7 aventuriers , 4 feux de camp et 7 pièces présentant les Dévoreurs sous trois états différents.

Mon choix concernant la technique fut rapide à prendre car l’environnement graphique des cartes, qui sont 90% du matériel du jeu, offrent un visuel à la fois simple et tranché (comme vous le verrez plus tard sur les cartes des personnages). En conséquence, j’ai opté rapidement pour des aplats simples et non traités par des brossages à sec ou des lavis. De plus, la taille des figurines, principalement les aventuriers, et mon manque de pratique depuis un long moment m’invitaient à la retenue et à l’application.

Pour commencer, toutes les figurines ont été lavées à l’eau savonneuse, puis elles ont été sous-couchées en blanc (White Skull ou Corax White).

Les feux de camp :

« Un peu de chaleur, au fond de ton cœur… »

Pour les feux de camp, j’ai commencé par travailler les pierres au sol avec différents gris, rehaussées d’Astronomicon Grey. Quelques touches de Green Goblin simulent la mousse végétale. Le bois a reçu un aplat de Calthan Brown et un lignage de Snakebite Leather. Les flammes ont reçu une couche plus franche de blanc. Je rappelle qu’une sous-couche sert à préparer une figurine afin que la peinture puissent s’accrocher. Donc l’apport de peinture par la sous-couche doit rester fine et discrète. En conséquence, bien que la sous-couche ait été blanche, cette blancheur n’était pas assez forte. Des ajouts successifs de Sunburst Yellow, de Fire Dragon Bright et Blazing Orange ont colorés les flammes.

Les aventuriers :

En raison de la taille et de l’effet voulu, je n’ai fait que des aplats en respectant la charte graphique proposée par les cartes Personnages.

Howard P. Lovecraft

Mary Kingsley

Victor Frankenstein

Ferdinand Lachapellière

Keelan McCluskey

Dimitri Gorchkov

Eliot Pendleton

 

 

 

Un aplat pour révéler la chair.

Les Dévoreurs :

Ces figurines proviennent d’une extension introduisant des créatures plus féroces et plus dangereuses que celles déjà présentes sur ce 7e continent maudit. En plus des cartes de génération, sont fournies ces 7 figurines présentant les Dévoreurs à différents stades de leur évolution.

Je me suis inspiré principalement du visuel de la boite, qui les montrent comme des chenilles à écailles piquantes. J’ai donc commencé par la chair visible entre les anneaux, avec du Talarn Flesh. Puis un brossage à sec au Bleached Bone a révélé les anneaux. Mais la sculpture pas assez prononcée et ma peinture un peu vieillissante m’ont obligé à faire des aplats et des lignages de correction.

Épines et dents.

 

Les regards

Puis je me suis attelé aux « écailles » avec un aplat d’Adeptus Battlegrey et un brossage généreux (ou un lignage pour les plus petits) d’Astromicon Grey. Les dents ont reçu un aplat de Bleached Bone et un surlignage de blanc. La bouche ouverte du plus grand a été surligné de Blazing Orange. Pour finir, tous les yeux ont été peint de Chaos Black et pointés de blanc.

La famille au complet.

Tous les socles ont été peint en Rakarth Flesh. Dans le cas des sols éventrés, un premier aplat de Kemri Brown a servi pour marqué les creux.

Voilà, comme vous pouvez le voir, aucune technique particulière. Toutefois, l’investissement dans une casquette à loupes s’est révélé très utile pour cette série.

À bientôt pour une autre séance de peinture et je vous attend nombreux sur ma page Facebook pour suivre mes aventures sur le 7e Continent à partir du 4 septembre.