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En provenance de Relthoza

rulebook-cover-firestorm-armadaUne flotte spatiale en provenance de Relthoza

Firestorm Armada

Alors autant le dire tout de suite, la date de l’article n’est pas celle de sa création, mais celle de la touche finale sur les figurines détaillées plus loin. Oui, j’ai triché… et j’en suis fier.

En intégrant la Horde d’Or en 2011, je ne m’attendais pas à connaître une multitude de jeux de figurines. Surtout que régulièrement, deux à trois nouveaux jeux sortent et de nouvelles règles sont à apprendre. En réalité, ce n’est pas ça… Mais plutôt l’arrivée de nouvelles figurines magnifiques qui vous piquent les yeux, transpercent l’esprit et vous brisent le coeur. Et le porte-monnaie avec mais c’est un choix assumé par chacun d’entre nous, joueurs de figurines et de jeux de société qui me comprendront.

Firestorm Armada est un jeu anglais qui nous amène à diriger des flottes spatiales entières de vaisseaux plus ou moins grands (entre 5 et 20 centimètres), sur une table jonchée d’astéroïdes, de planètes et autres corps astraux.

J’avais vu le jeu arrivé dans notre club au printemps 2011 et un tournoi avait suivi rapidement. Car, au début, une simple boîte à 40€ nous mettait déjà à la tête d’une belle flotte. Le temps que je lise le livre de règles, que je constitue mon armada, que j’achète mes figurines, et surtout que je les peigne, du temps était passé et le nombre de joueurs au club intéressés se tarissaient. Soit près d’un an et demi. Je n’ai donc joué à ce jeu que de septembre 2012 à juin 2013.

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Premiers combats du Battleship et des frégates face à un vaisseau dindrenzi

Déjà à ce moment-là, une seconde version des règles était apparue et disponible gratuitement en PDF, qui a apporté son lot de modifications. Puis une « vraie » nouvelle version, la 2.0, des règles et apparue en août 2013, modifiant les modes de combat et donc la composition que devait avoir la flotte. Devant ces modifications, le retour d’une édition livre, avec donc l’abandon du PDF gratuit, et le manque notoire d’adversaires, j’ai abandonné ce jeu et revendu mon lot à un charmant anglais. Depuis j’ai appris qu’une édition française de la 2.0 allait être disponible courant janvier 2015.

Mais retour en août 2012. Je dirais même retour en novembre 2011. Car c’est là que tout a commencé, avec l’achat d’une boîte de démarrage de la faction Relthoza. Puis quelques destroyers, deux Dreadnoughts, des corvettes, des escorteurs, d’autres croiseurs et pour finir des destroyers sont venus complétés la flotte, afin d’atteindre, si nécessaire, les 2000 points d’armée. J’avoue avoir craqué sur cette faction pour son design et absolument pas pour ces capacités au combat ou son armement. En pratique, il m’a fallu m’adapter aux caractéristiques de ma flotte, revoir mes tactiques et finalement aller souvent dans le tas.

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La sous-couche du Battleship

Revenons à ce qui nous intéresse ici : le figurinisme.

Pour le rendu final de ma flotte, j’avais en tête l’univers de Star Trek, notamment les vaisseaux de la Fédération des planètes, qui étaient principalement entre le gris et le blanc. Je décide donc de faire des teintes de blancs cassés avec du gris ou d’autres couleurs, et de mettre en évidence la sculpture très détaillée et comme composée de plaques.

En nouveauté, il m’a fallu apprendre à manier la résine. C’était une matière que je ne connaissais pas  à l’époque et les spécialistes du Spartan Forum m’ont beaucoup aidé. J’ajouterais que certaines figurines avaient un aspect rugueux, que vous verrez peut-être sur certaines photos.

Donc pour commencer, il m’a fallu baigner les figurines et leurs différentes pièces pour enlever les résidus d’un produit de démoulage.

Puis j’ai acheté une colle « tout-usage » de marque Sader, car toutes les colles pour plastique que j’avais n’étaient pas adaptées. De plus, il fallait coller des éléments en métal sur la résine.

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La pose du lavis sur un Destroyer

Une fois les figurines assemblées et perchées sur des pics, elles ont été sous-couchées de Skull White.

Pour vous donnez une idée du temps qui passe, j’ai commencé par le « starter kit », soit le battleship, trois croiseurs et six frégates, en décembre 2011 pour le montage, et en janvier 2012 pour la sous-couche.

Finalement par manque de place et de temps, et cette idée folle d’avoir 2000 points d’armée en voyant de nouvelles figurines sortir, j’ai tout mis de côté. Jusqu’à l’été, où il fallait vraiment s’y mettre.

Donc furent au total sous-couchés de blanc 1 Battleship, 3 croiseurs, 6 frégates, 3 croiseurs lours, 2 Dreadnoughts, 3 croiseurs « Research & Destroy », 4 Destroyers, 6 escorteurs et 1 Carrier.

Une fois tous secs, j’ai posé un lavis en Devlan Mud pour remplir les creux. Premièrement parce que c’était l’effet voulu. Deuxièmement, cela fut très utile pour voir les détails des sculptures. A moi donc d’imaginer à quel détail correspondait un équipement du vaisseau et cela m’a permis de mieux définir les zones à couvrir de telle ou telle couleur.

La première phase d’aplats fut la pose des « blancs ». Avec une belle dose de Skull White (celui en pot bien sûr), j’apportais une très petite goutte d’une autre couleur, afin de teinter très légèrement le blanc. Ainsi, j’obtenais un « blanc-gris », un blanc-verdâtre », un blanc-bleuté », etc… Ces blancs étaient destinés aux « plaques » qui couvraient les figurines. Sachant que je m’étais donné un ordre d’importance, et donc un ordre de pose, en fonction du placement de ces plaques, soit en fonction de ce qui était à proximité (armement, turbines, vitres, systèmes défensifs, etc…)

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Un croiseur lourd avec les « blancs »

Et ce fut long et fastidieux. Presque deux semaines de travail, 50h au cumulé. J’ai procédé en faisant mon mélange de peinture, puis en peignant chaque figurine, les unes derrière les autres, sur les zones appropriées, pour être sûr du raccord. Car refaire un mélange dans le même ton, avec les mêmes ingrédients, ne garantit jamais d’obtenir le même résultat. En tout cas, à notre échelle artisanale. De plus, les blancs sont des peintures « fragiles » qui sèchent rapidement.

Je vous avoue qu’au bout de trois jours, ne voyant pas le travail avancé, je me suis juré de ne plus jamais appliquer un tel schéma de couleurs aussi compliqué et aussi fastidieux. Toutefois, je me suis forcé à aller jusqu’au bout. Au final, j’ai bien obtenu le résultat visuel escompté. Donc il ne faut jamais dire jamais, surtout lorsqu’on a une bonne idée.

Le premier blanc fut un mélange avec de l’Astronomicon Grey que j’ai posé autour des armements. Puis un blanc Rotting Flesh est venu autour des systèmes défensifs. Un blanc Dheneb Stone entoura tout ce qui étaient vitres et leurs cadres. Un blanc Commando Khaki protégeait les plaques frontales. Enfin un blanc sans ajout couvrait les dernières plaques « vierges ».

L’étape suivante fut de peindre les éléments métalliques. Pour ces derniers, je voulais un résultat très particulier. De base, les peintures métalliques sont bronze, argent ou or, chacune déclinée en teintes foncées à claires. Or ce n’était pas le résultat que je voulais. Eh oui, le problème avec les idées c’est qu’elles peuvent être tenaces. Ma vision était d’avoir des peintures métalliques colorés, comme pour les voitures. Après des essais diverses sur de pauvres Space Marines gratuits, j’ai réussi mon pari et pu appliquer ma méthode sur mes navires de guerre « relthoziens ».

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Les parties métalliques et les vitres

La technique fut la suivante : aplat d’une peinture métallique, puis pose précise et délicate de lavis colorés, tous issus de la gamme Citadel. Commençons par les blocs propulseurs avec du Boltgun Metal et du Badab Black. Puis les canons, en Mithril Silver et Badab Black. Les systèmes défensifs, des sortes de demi-disques ou des petits canons, en Mithril Silver et Asurmen Blue. Les poutres et les renforts apparents en Chainmail et Devlan Mud. Toutes les zones plates mais ne ressemblant pas à des « plaques » en Tin Bitz et Devlan Mud. Les systèmes de télémesure (oui, je sais, on ne sait pas ce que c’est mais chacun son trip) en Dwarf Bronze et Asurmen Blue (avec un résultat très particulier d’un bleu d’encre très foncé). Enfin des tuyaux parcourent parfois les figurines. Tous ceux reliés aux propulseurs en Chainmail et Takha Green. Ceux vers les canons, voire au centre de ces derniers, en Dwarf Bronze et Bhal Red. Toutes les autres tuyauteries en Dwarf Bronze et Gryphone Sepia.

Ensuite je me suis attaqué à tous les vitres et tout ce qui pouvait faire penser à des baies vitrées. J’ai commencé par un aplat en Hawk Turquoise, puis sur-lignage sur le bas en Ice Blue. Pour retoucher et réaffirmer les encadrements, j’ai refaire un sur-lignage ou un brossage à sec très léger en Skull White et Dheneb Stone.

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D’autres parties métalliques et les sorties des propulseurs

Viens ensuite les sorties des hangars. Certains vaisseaux avaient visuellement des sas ou dez hangars pour lancer des petits appareils de combats (et pas forcément sur la fiche technique, allez comprendre pourquoi), avec des portes à deux niveaux. J’ai fait le cadre en Mithril Silver, les portes « externes » en Chainmail, les portes « internes » en Boltgun Metal, le tout arrosés d’un jus de Badab Black. Si au centre des portes il semblait y avoir une ouverture, un dépôt d’Hawk Turquoise était réhaussé sur le bas d’Ice Blue.

Pour terminer la peinture des figurines, il restait les sorties des propulseurs. Après quelques tests sur des bouchons (eh oui, je vous raconte ma vie), j’ai procédé à cinq passages en rétrécissant à chaque fois la zone couvertes. Le premier passage était en Macharius Solar Orange, puis le second était un mélange de 1/3 de Macharius Solar Orange et de 2/3 de Golden Yellow, le troisième était en Golden Yellow, le quatrième était un mélange d’1/2 de Golden Yellow et d’1/2 de Skull White, enfin le dernier passage en Skull Yellow.

Pour bien finir ces figurines, il fallait les marquer. Une nation ou un peuple à toujours un drapeau, un emblème ou un logo pour le représenter. De plus, tous les véhicules militaires ont un marquage spécifique.

Connaissant ma dextérité, je savais que je ne pouvais pas les faire à main levée. Il me restait donc la solution de transferts à l’eau, très courant dans la maquettisme. Après quelques renseignements pris sur des forums, j’opte pour deux solutions. La première fut d’obtenir des transferts issus de Warhammer 40 000, qui sont souvent présents sur les Space Marines, les Taus et les Eldars. J’ai donc eu droit à un don généreux d’un joueur et figuriniste de W40K.

La seconde solution était de créer mes propres transferts. Pour cela il me fallait une feuille imprimable qui s’achète facilement dans des boutiques spécialisées, dont l’Atelier du Train. Une fois en possession de la feuille, j’ai imprimé le logo vert de Relthoza, des caractères rouges Windings, des lignes et des flèches jaunes. J’ai ensuite déposé ces transferts sur les figurines, en mettant un logo vert et un marquage rouge sur chaque flanc et chaque aileron, et des lignes et des flèches jaunes autour des hangars et autres sas de sortie. Le parfait exemple est le Carrier (ou porte-spationefs).

Voilà pour cette session peinture très particulière. J’avais en tête un schéma de couleurs et un rendu final très particulier, très peu usité dans les jeux à figurines. Il faut quand même comprendre qu’habituellement, nous faisons des schémas de couleur très simple, qui peuvent aussi avoir un rendu fantastique et très particulier. Mais il est très rare que le travail requiert autant de temps et autant de coups de pinceaux.

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La flotte au complet, prête au combat.

D’autres photos suivent cet article. Vous remarquerez des croiseurs de seconde génération qui sont restés bruns. Ils n’ont effectivement jamais été peints jusqu’à la vente de la flotte entière. Et c’était bien sûr en vue de les peindre que j’avais gardé précieusement le cahier des charges… euh le schéma de couleurs dans un fichier texte.

Merci de m’avoir lu et n’oubliez pas de poster un commentaire tout en bas de la page.